dimanche 19 avril 2020

Le Zanzi...Yape...



Patrick de Bayser, Le piéton de Drouot,. Les enchères de A à Z.
Éditions Le Passage, 2010.



dimanche 12 avril 2020

Savoyard



Patrick de Bayser, Le piéton de Drouot,. Les enchères de A à Z.
Éditions Le Passage, 2010.



dimanche 5 avril 2020

dimanche 29 septembre 2019

lundi 1 avril 2019

Matcha



Blague possible : à quoi ressemble un mongolien japonais ?
- Á un Français.



vendredi 15 mars 2019

Par lui-même




Dominique Noguez par lui-même
Né en 1942 à Bolbec (dans la Seine dite alors «inférieure»), il vécut à Rouen puis à Biarritz (dans les Pyrénées dites alors «basses»), puis dans diverses villes du vaste monde (Paris, Rome, Montréal, New York, Kyoto). Il eut un lourd passé universitaire, qu’il tenta de faire oublier par divers subterfuges: canulars («Dandys de l’an 2000»; «les Trois Rimbaud»; «Lénine Dada»; «Sémiologie du parapluie»; «Lettre de rupture d’un frère siamois»), défense de causes désespérées («le Cinéma expérimental», «la Langue française») et même quelques aphorismes.
On lui connut une veine crépusculaire («Ouverture des veines et autres distractions» ; «Tombeau pour la littérature»; «les Derniers jours du monde»), une veine farcesque («les Martagons»), et quelquefois pas de veine du tout.
Il travaillait en noir («les Deux veuves») et en couleur («l’Arc-en-ciel des humours»), voyait tout («Je n’ai rien vu à Kyoto»), savait tout («Comment rater complètement sa vie en onze leçons»), refaisait les photos («Les 36 photos que je croyais avoir prises à Séville»), les vies («les Trois Rimbaud») et même le monde («Aimables, quoique fermes propositions pour une politique modeste»).
Il n’a pas échappé aux prix. Celui dont il fut le plus fier, le Grand Prix de l’humour noir, obtenu au crépuscule du XXe siècle, lui rapporta un magnum de vouvray et un ruban rose de couronne funéraire. Sa définition de l’homme («un spermatozoïde qui a mal tourné») en fait un humaniste douteux, sa conception de l’amour (voir «Amour noir») un optimiste mitigé, son éloge de la nuance un piètre inquisiteur, son refus de l’uniformité un européiste et un mondialiste très incomplets. Sa devise («Travail famille patrie? Au contraire: farniente, célibat, voyages») n’arrange pas les choses.

Dominique NoguezNotice rédigée en 2003, Éditions 1001 nuits.

vendredi 30 novembre 2018

Black Friday



(Dernière minute)
Dieumerci, le Black Friday est passé. Il a passé sur le monde entier. Ç’a été un Black Friday universel. Même au Botswana, même dans le plus petit village chilien, où trottent les cochons sauvages, c’était le Black Friday. Tout cela en anglais, bien entendu. Vendredi noir, ça fait attentat, et les attentats nuisent au commerce. Ils ont donc noirci le vendredi dans une langue étrangère, pour que ça ne se comprenne pas. On comprend sans comprendre : black, ça n’évoque rien, surtout au Botswana. Et puis bonnets rouges, gilets jaunes, black friday : qu’est-ce qu’elles leur ont fait, les couleurs?
(Un « forcené » voulait se faire exploser dans un centre commercial. Il se réclamait des « Gilets rouges ». On voit bien qu'il est fou, le type : il n'a rien compris aux codes couleurs.)


(Dernière minute 2)
Le lendemain était un Pink Saturday. Contre les violences faites aux femmes. Il y avait des « espaces non mixtes » dans les manifestations. C’est bien. Ségréguons ! (Bientôt nous serons face à face, avec des gourdins.) Quel dommage qu’il n’y ait plus personne dans les églises ! On aurait mis les femmes d’un côté, les hommes de l’autre, comme dans le bon vieux temps. Nous pourrions peut-être aussi réserver les places arrière aux Noirs, dans les autobus ? Recréer la première classe dans le métro ? Toute cette nostalgie est charmante, et sent bon le terroir :


Le mouvement vient des  États-Unis, comme d’habitude, et a été théorisé depuis. « Les opprimés ne peuvent pas mettre de mots sur les choses si les oppresseurs sont présents », dit Françoise Vergès, politologue féministe. Cela tombe sous le sens : comment voulez-vous crier votre haine des hommes s’ils sont à vos côtés ?

( Jacques Drillon , Les papiers découpés n°34. 30 novembre 2018.)



dimanche 28 octobre 2018

GAFAM


Après six semaines d'une campagne qui a été dense et très bien relayée, nous avons recueilli plus de 12 000 mandats pour attaquer les GAFAM dans le cadre de l'entrée en application du RGPD. 

Merci à vous pour votre soutien, votre confiance et pour les relais nombreux de cette action ! Merci aussi à toutes celles et ceux qui ont participé à l'écriture collective des textes des plaintes. 




→ https://gafam.laquadrature.net/


dimanche 7 octobre 2018

Une « punch line »



Top 30 des anglicismes employés en français


Top-30-des-anglicismes-employes-en-francais
Qui ne s’est jamais plaint de l’usage croissant d’anglicismes dans la langue française ? Un anglicisme est un emprunt fait à la langue anglaise pour exprimer quelque chose en français. Avec la mondialisation et l’usage de plus en plus courant de l’anglais, le français n’a pas échappé à la conquête des anglicismes. Si les québécois résistent encore à ce vaste mouvement, en France il est désormais courant d’employer des anglicismes.
Parfois, les institutions gardiennes de la langue française débattent de la traduction des anglicismes. Par exemple, pour l’Office québécois de la langue française, spam devrait se traduire par « pourriel » mais ce néologisme a été rejeté par l’Académie française. Il est toutefois utilisé au Québec.
Pour votre information, l’Académie française a rédigé une liste de néologismes et anglicismes ici. Voici une liste de 30 anglicismes employés couramment avec leur signification en français :

mardi 1 mai 2018

La langue française


La langue d'aujourd'hui s'adresse-t-elle encore à la postérité, dans une foi moderne en l'avenir intelligent ?


Les anciens disaient "nos ancêtres ", nous disons "la postérité" écrivait Joubert au début du XIX° siècle. Quelques décennies plus tard, en 1872 exactement, Flaubert nuançait cette foi moderne en l'avenir intelligent dans une lettre à George Sand "car j'écris, non pour le lecteur d'aujourd'hui mais pour tous les lecteurs qui pourront se présenter tant que la langue vivra".


Nous sommes en 2018. J'ai lu l'ouvrage d'Alain Borer   "De quel amour blessée" et celui de Jean-Michel Delacomptée " Notre langue française ", et la question qui me vient irrésistiblement aux lèvres est la suivante : la communication règne, on s'exprime, on s'épanche, on échange comme jamais  mais la langue au sens de Flaubert respire-t-elle encore ?



France Culture, Répliques, 31 mars 2018.