Ce serait un beau titre de livre sur notre destin depuis quarante ans. (Dominique Noguez, 1983)
dimanche 19 avril 2020
dimanche 12 avril 2020
dimanche 5 avril 2020
mercredi 12 février 2020
dimanche 9 février 2020
dimanche 2 février 2020
lundi 7 octobre 2019
Ouvrons les oreilles :
Libellés :
Alain Finkielkraut,
Blaise Pascal,
Buzz,
Casting,
Gallimard,
Georges Bernanos,
Globish,
Julien Gracq,
Langue Française,
Montaigne,
Rabelais,
Reset,
William Shakespeare
dimanche 29 septembre 2019
lundi 1 avril 2019
vendredi 15 mars 2019
Par lui-même

Dominique Noguez par lui-même
Né en 1942 à Bolbec (dans la Seine dite alors «inférieure»), il vécut à Rouen puis à Biarritz (dans les Pyrénées dites alors «basses»), puis dans diverses villes du vaste monde (Paris, Rome, Montréal, New York, Kyoto). Il eut un lourd passé universitaire, qu’il tenta de faire oublier par divers subterfuges: canulars («Dandys de l’an 2000»; «les Trois Rimbaud»; «Lénine Dada»; «Sémiologie du parapluie»; «Lettre de rupture d’un frère siamois»), défense de causes désespérées («le Cinéma expérimental», «la Langue française») et même quelques aphorismes.
On lui connut une veine crépusculaire («Ouverture des veines et autres distractions» ; «Tombeau pour la littérature»; «les Derniers jours du monde»), une veine farcesque («les Martagons»), et quelquefois pas de veine du tout.
Il travaillait en noir («les Deux veuves») et en couleur («l’Arc-en-ciel des humours»), voyait tout («Je n’ai rien vu à Kyoto»), savait tout («Comment rater complètement sa vie en onze leçons»), refaisait les photos («Les 36 photos que je croyais avoir prises à Séville»), les vies («les Trois Rimbaud») et même le monde («Aimables, quoique fermes propositions pour une politique modeste»).
Il n’a pas échappé aux prix. Celui dont il fut le plus fier, le Grand Prix de l’humour noir, obtenu au crépuscule du XXe siècle, lui rapporta un magnum de vouvray et un ruban rose de couronne funéraire. Sa définition de l’homme («un spermatozoïde qui a mal tourné») en fait un humaniste douteux, sa conception de l’amour (voir «Amour noir») un optimiste mitigé, son éloge de la nuance un piètre inquisiteur, son refus de l’uniformité un européiste et un mondialiste très incomplets. Sa devise («Travail famille patrie? Au contraire: farniente, célibat, voyages») n’arrange pas les choses.
Dominique NoguezNotice rédigée en 2003, Éditions 1001 nuits.
Dominique NoguezNotice rédigée en 2003, Éditions 1001 nuits.
vendredi 30 novembre 2018
Black Friday
(Dernière minute)
Dieumerci, le Black Friday est passé. Il a passé sur le
monde entier. Ç’a été un Black Friday universel. Même au Botswana, même dans le
plus petit village chilien, où trottent les cochons sauvages, c’était le Black
Friday. Tout cela en anglais, bien entendu. Vendredi noir, ça fait attentat, et
les attentats nuisent au commerce. Ils ont donc noirci le vendredi dans une
langue étrangère, pour que ça ne se comprenne pas. On comprend sans comprendre
: black, ça n’évoque rien, surtout au Botswana. Et puis bonnets rouges, gilets
jaunes, black friday : qu’est-ce qu’elles leur ont fait, les couleurs?
(Un « forcené » voulait se faire exploser dans un centre
commercial. Il se réclamait des « Gilets rouges ». On voit bien qu'il est fou,
le type : il n'a rien compris aux codes couleurs.)
(Dernière minute 2)
Le lendemain était un Pink Saturday. Contre les violences
faites aux femmes. Il y avait des « espaces non mixtes » dans les
manifestations. C’est bien. Ségréguons ! (Bientôt nous serons face à face, avec
des gourdins.) Quel dommage qu’il n’y ait plus personne dans les églises ! On
aurait mis les femmes d’un côté, les hommes de l’autre, comme dans le bon vieux
temps. Nous pourrions peut-être aussi réserver les places arrière aux Noirs,
dans les autobus ? Recréer la première classe dans le métro ? Toute cette
nostalgie est charmante, et sent bon le terroir :
Le mouvement vient des
États-Unis, comme d’habitude, et a été théorisé depuis. « Les opprimés
ne peuvent pas mettre de mots sur les choses si les oppresseurs sont présents
», dit Françoise Vergès, politologue féministe. Cela tombe sous le sens :
comment voulez-vous crier votre haine des hommes s’ils sont à vos côtés ?
( Jacques Drillon , Les papiers découpés n°34. 30 novembre
2018.)
dimanche 28 octobre 2018
GAFAM
Après six semaines d'une campagne qui a été dense et très bien relayée, nous avons recueilli plus de 12 000 mandats pour attaquer les GAFAM dans le cadre de l'entrée en application du RGPD.
Merci à vous pour votre soutien, votre confiance et pour les relais nombreux de cette action ! Merci aussi à toutes celles et ceux qui ont participé à l'écriture collective des textes des plaintes.
→ https://gafam.laquadrature.net/
dimanche 7 octobre 2018
Une « punch line »
Top 30 des anglicismes employés en français
Qui ne s’est jamais plaint de l’usage croissant d’anglicismes dans la langue française ? Un anglicisme est un emprunt fait à la langue anglaise pour exprimer quelque chose en français. Avec la mondialisation et l’usage de plus en plus courant de l’anglais, le français n’a pas échappé à la conquête des anglicismes. Si les québécois résistent encore à ce vaste mouvement, en France il est désormais courant d’employer des anglicismes.
Parfois, les institutions gardiennes de la langue française débattent de la traduction des anglicismes. Par exemple, pour l’Office québécois de la langue française, spam devrait se traduire par « pourriel » mais ce néologisme a été rejeté par l’Académie française. Il est toutefois utilisé au Québec.
Pour votre information, l’Académie française a rédigé une liste de néologismes et anglicismes ici. Voici une liste de 30 anglicismes employés couramment avec leur signification en français :
dimanche 2 septembre 2018
mercredi 1 août 2018
vendredi 27 juillet 2018
samedi 14 juillet 2018
dimanche 8 juillet 2018
dimanche 1 juillet 2018
mardi 1 mai 2018
La langue française
La langue d'aujourd'hui s'adresse-t-elle encore à la postérité, dans une foi moderne en l'avenir intelligent ?
Les anciens disaient "nos ancêtres ", nous disons "la postérité" écrivait Joubert au début du XIX° siècle. Quelques décennies plus tard, en 1872 exactement, Flaubert nuançait cette foi moderne en l'avenir intelligent dans une lettre à George Sand "car j'écris, non pour le lecteur d'aujourd'hui mais pour tous les lecteurs qui pourront se présenter tant que la langue vivra".
Nous sommes en 2018. J'ai lu l'ouvrage d'Alain Borer "De quel amour blessée" et celui de Jean-Michel Delacomptée " Notre langue française ", et la question qui me vient irrésistiblement aux lèvres est la suivante : la communication règne, on s'exprime, on s'épanche, on échange comme jamais mais la langue au sens de Flaubert respire-t-elle encore ?
France Culture, Répliques, 31 mars 2018.
Inscription à :
Articles (Atom)



