Affichage des articles dont le libellé est Le Figaro. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Le Figaro. Afficher tous les articles

mercredi 21 décembre 2022

400 mots : « boche », « travelo », « poufiasse » «jésuitique» ...

Le Scrabble fait régulièrement partie des cadeaux de Noël et réunit les familles autour d’une activité ludique et intelligente. Si la presse en parle aujourd’hui, c’est parce que l’éditeur du jeu, Mattel, se veut plus inclusif, et interdit les mots offensants.

 

Les joueurs se sont mobilisés pour sauver des mots jugés insultants

Le règlement du Scrabble interdit désormais les mots jugés offensants, racistes ou discriminatoires, y compris en compétition. C’est ce que révèle l’hebdomadaire L’Express, qui titre : « Le Scrabble converti au wokisme : « boche », « travelo », « poufiasse »… Ces nouveaux mots interdits ». Le Figaro parle lui d’un petit séisme dans le monde du Scrabble. 400 mots seront retirés de la liste officielle des vocables autorisés dans la version anglosaxonne du jeu. Les insultes raciales, homophobes ou contre les personnes âgées ont été supprimées. L’idée de Mattel, propriétaire du jeu c’est d’être plus inclusif.


Je ne vais pas vous lister les mots grossiers qui sont désormais interdits mais que vous trouverez dans n’importe quel dictionnaire. Cela a en tous cas mis la communauté du Scrabble en émoi. Sachez, comme l’écrit L’Express, que des joueurs se sont mobilisés pour sauver des mots comme En… ou Sal…. Je les écris pas, non pas par peur de blesser une communauté ou de faire des victimes, ou au nom du puritanisme anglosaxon qui arrive en France, je ne les prononcerai pas tout simplement parce que je suis bien élevé. Ce n’est pas du tout en raison du wokisme qui sévit désormais y compris au sujet des cadeaux de noël. D’ailleurs wokisme n’est pas autorisé au Scrabble. C’est dommage parce que bien placé, ça fait des points.

 

David Abiker
Radio classique, 21 décembre 2022.

Louis Mouchotte
Le Figaro, juillet 2022.

samedi 2 juillet 2022

Latin et grec

 

(Le Figaro, 1er juillet 2022.)


LE FIGARO. - Seuls 535 candidats (sur plus de 380.000) ont présenté la spécialité «littérature, langues et cultures de l’Antiquité - Latin» au bac 2022, et 237 en «littérature, langues et cultures de l’Antiquité - Grec ancien». Et seuls 3 % des lycéens ont suivi l’option latin en 2021-2022. Qu’est-ce que cela vous inspire?

 

Andrea MARCOLONGO. - Je suis bouleversée par ces chiffres et réellement préoccupée. On parle désormais d’une toute petite minorité qui étudie le grec et le latin en France. Je le dis d’abord en tant qu’helléniste, mais aussi en tant qu’Italienne, pays où les chiffres sont tout de même différents. Pour moi, c’est très grave. Si on laisse les choses se dérouler ainsi, dans quelques années, il n’y aura plus d’élèves ou d’étudiants français qui suivront des cours de langues anciennes.


vendredi 22 novembre 2013

Maux de l'année


Le « selfie », cet autoportrait photographique souvent réalisé avec un smartphone puis mis en ligne sur les réseaux sociaux, a été choisi comme le mot de l'année 2013 par les Dictionnaires d'Oxford, ouvrages de référence en langue anglaise, aussi bien dans leur édition américaine que britannique.
le « selfie » a été préféré notamment à « twerk », danse suggestive rendue célèbre par la chanteuse américaine Miley Cyrus, à « binge-watch », visionnage-marathon de programmes télévisés, ou la monnaie numérique bitcoin, 
Les « Oxford Dictionaries » utilisent un outil de recherche capable d'analyser près de 150 millions de mots anglais utilisés sur internet chaque mois. Ils ont trouvé que l'usage du terme «selfie» avait augmenté de 17.000% sur les 12 derniers mois. La première apparition connue de ce mot remonterait à 2002, sur un forum de discussions en ligne australien.
Le Figaro,19 novembre 2013.


jeudi 4 avril 2013

J'irai vivre au Sénégal


 L'Express, 5 octobre 1970.
Le Figaro, 31 août 1976.

Eugène Ionesco, Antidotes, Editions Gallimard, 1977. 


mardi 22 mai 2012

" Je suis comme une truie qui doute "


Claude Duneton s’est éteint à 77 ans sur un lit d’hôpital à Lille, le 21 mars 2012, loin de sa Corrèze natale il y a tout juste deux mois. Sa mort n’aura pas fait beaucoup de bruit…

Il tenait au Figaro littéraire la chronique « Au plaisir des mots ». Chroniqueur comme Vialatte et comme lui discret, réservé, espiègle volontiers, franc-tireur contre la bêtise et la méchanceté, il possédait, faut-il le préciser, une grande culture et beaucoup de talent. Le Bulletin célinien de ce mois lui rend un hommage d’autant plus mérité que l’auteur du « Monument » fut aussi un célinien averti. Nous l’avons suivi, dans son « Bal à Korsor » sorti en 1994 chez Grasset, sur les traces de l’exilé perdu dans les brumes de la Baltique. Nous avons apprécié ce livre où l’auteur  relate son « pèlerinage » avec les mots qu’il faut, des mots qui sonnent juste et justement associés. Il y a la « manière » Duneton par laquelle lui, avait bien entendu Céline ; il nous la conseille :
« Peut-être faudrait-il relire Céline, sans bruit et sans fureur, pour tâcher de le comprendre ? », c’est cela, le lire calmement et la tête froide, comme on déplace un flacon de nitroglycérine, pour ne pas le faire exploser.
Marc Laudelout rappelle qu’il fut, le 22 mars 1997, l’invité d’honneur de la « Journée Céline ». Il rappelle aussi que Claude Duneton fut l’un des premiers à adapter l’auteur des Beaux Draps au théâtre. Il rapporte, dans la « citation du mois » cet extrait de la préface qu’il écrivit pour l’ouvrage d’Eric Mazet et de Pierre Pécastaing « Images d’exil » :

« Aujourd’hui, les Français gardent à Céline un enfant de leur chienne pour avoir tenté de leur dessiller les yeux sur le fond méchant de la nature humaine. Et encore, question rancœur on n’a rien vu. Attendons les republications au soufre pour être fixés. Oh les beaux flots d’invectives au tombeau ! Voltaire sera battu d’une belle longueur de suaire…
Que voulez-vous, les Français ont toujours préféré Jean-Jacques l’opportuniste, le brillant « maquereau ». Il faut sans cesse dire aux gens qu’ils sont bons et honnêtes, ça les flatte. Les assurer qu’ils ne peuvent jamais devenir des tueurs, eux, ni des bourreaux, et que leurs voisins sont bien pareils, doux, inoffensifs, pétris de songes… Par le même principe rousseauiste ceux d’à côté sont tous gens de cœur et de tendresse — la crème de la Création. »  

LE BLOG D'AGARIC


samedi 7 avril 2012

La Puce à l'oreille

Notre ami Claude Duneton s'est éteint mercredi 21 mars, à l'âge de 77 ans. Chroniqueur au Figaro littéraire depuis une dizaine d'années, sa rubrique Au plaisir des mots faisait la joie des lecteurs, qui ne manquaient pas de le lui dire chaque semaine.

Et pourtant, la langue française n'était pas sa langue maternelle. Claude, né à Lagleygeolle, en Corrèze, était de culture occitane. Il est devenu l'un des meilleurs défenseurs de la langue de Molière à travers ses chroniques et ses livres: il en a rédigé une trentaine, parmi lesquels La Puce à l'oreille, anthologie des expressions populaires avec leur origine. De chaque mot il tirait une véritable histoire et savait mieux que personne en raconter la genèse.
Claude Duneton était également l'auteur de plusieurs romans historiques ou autobiographiques, dont Le Monument, un «roman vrai» émouvant qui retrace le destin des vingt-sept jeunes de son village morts lors de la Grande Guerre.

Il a commencé sa carrière comme instituteur, puis professeur d'anglais, avant de se consacrer à l'écriture. Il avait des talents multiples, car il était aussi comédien, au théâtre, à la télévision et au cinéma. Il avait notamment joué dans les films de Krzysztof Kieslowski, Trois couleurs: bleu, et La Double Vie de Véronique. À la télévision, il fut acteur pour Yves Robert dans L'Été 36, et a joué dans une enquête du Commissaire Maigret.
Sa gaîté et son esprit malicieux nous manqueront.

Le Figaro, 07/04/2012.

dimanche 23 janvier 2011

« L'anglais (...) dès trois ans », a ajouté Le ministre de l'Education Luc Chatel

Le ministre de l'Education Luc Chatel a déclaré ce midi qu'il entendait "réinventer l'apprentissage de l'anglais" à l'école, proposant que cette langue soit apprise dès trois ans, grâce notamment à l'usage des nouvelles technologies. "D'abord, il nous faut tirer toutes les conséquences de l'apport des nouvelles technologies dans l'enseignement des langues, et donc revoir en profondeur les pratiques pédagogiques", a jugé le ministre. "J'installerai dans les prochains jours un comité stratégique sur l'enseignement des langues, avec des membres de l'Education nationale (...) mais aussi des personnalités extérieures, pour que nous réfléchissions par exemple sur un apprentissage généralisé précoce de l'anglais (...) dès trois ans", a-t-il ajouté.

"Nos expériences ici ou là donnent de bons résultats", souligne le ministre. "On sait que plus on apprend l'anglais jeune, plus on a de facilités dans d'autres langues. Cette mesure n'est pas au détriment des autres langues. Mais l'anglais est une priorité". Luc Chatel se refuse à parler d'embauches supplémentaires de professeur d'anglais et se montre très intéresse par l'enseignement via internet.

Autre "levier" dans cet apprentissage : "la mobilité" dans les collèges et les lycées. Le ministre a souhaité que "dans chaque lycée et chaque collège il y ait une autre lycée, collège partenaire, en Allemagne, en Angleterre, aux Etats-Unis" pour qu'à 18 ans "tout enfant ait fait au moins une fois dans sa vie un séjour à l'étranger".

Troisième volet : M. Chatel entend que le Cned (enseignement à distance) mette en place un "outil pour permettre un apprentissage à distance de l'anglais".


Le Figaro, AFP
Dimanche 23 janvier 2011


 

lundi 20 décembre 2010

Une société qui néglige Voltaire finira par oublier Homère

 (...) Ni nostalgie pourtant, ni pessimisme chez cette grande intellectuelle qui jugeait les années 2000 « inquiétantes et pleines de périls », mais restait confiante dans la « possibilité humaine de se reprendre, de se redresser et, avec l'aide du passé, d'inventer quelque chose de mieux ». Les Grecs contemporains l'adoraient et lui avaient souvent exprimé leur gratitude. Membre correspondant étranger de l'Académie d'Athènes, Jacqueline de Romilly avait obtenu la nationalité grecque en 1995 et avait été nommée ambassadrice de l'hellénisme en 2000.

« Elle a souffert énormément depuis quelques dizaines d'années de voir l'étude de cette langue décliner, et cela a été pour elle un immense chagrin », a réagi sur France Info Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie Française, jugeant que le meilleur hommage à lui rendre « serait d'attacher plus d'importance désormais à la langue grecque dont elle a été le plus grand défenseur dans notre pays ». « C'est une perte pour notre pays », a-t-elle ajouté.

« Avec Jacqueline de Romilly s'éteint une grande humaniste dont la parole nous manquera, mais que nous pouvons et devons cultiver à travers les innombrables témoignages qu'elle nous lègue », a jugé Nicolas Sarkozy dans un communiqué. De son côté, François Fillon a exprimé sa « peine » à la suite du décès de Jacqueline de Romilly, « grande dame des lettres et de la culture qui eut une longue et brillante carrière ».

Le Figaro.fr 19 déc.2010.

mercredi 17 novembre 2010

Un effondrement


• L'immigration et l'identité nationale : Interrogé sur la disparition du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, le chef de l'Etat reconnaît que « le mot identité nationale a provoqué des malentendus. Sans doute on s'y est mal pris ».
Et d'ajouter : « Il faut réguler les flux migratoires, sinon, on organise le ‘collapse' (effondrement NDLR) de notre système d'intégration ». Le gouvernement de François Fillon portera une politique d'immigration humaine et en même temps, ferme (…) Donc, j'ai renoncé à l'identité nationale comme mots, mais sur le fond des choses, je n'y renonce pas», réagit Nicolas Sarkozy.

Le Figaro, 17/11/2010